Magie et fantasy
Livres et plus.
Liens enchantés.
Le petit peuple.
Animaux fabuleux.
Mythes et légendes.
Pratiques mystérieuses.
Autres merveilles.
Accueil de Magie et fantasy

Petit peuple - Animaux fabuleux - Mythes et légendes - Pratiques mystérieuses - Autres merveilles - Annuaire - Boutique - Plan du site - Contact
Annuaires partenaires - Liens fantasy

Esther Brassac - 15 rue du boulay - 27930 Emalleville - France - © tous droits réservés

Au nom du Feu sacré

Au nom du Feu sacré

Extraits
 

Retour à la fiche descriptive du roman
 

... Le temps ne fut bientôt plus qu’une notion chimérique et elle oublia jusqu’à son existence propre, son passé, et tout ce qui s’y rattachait. Elle n’était plus une individualité en elle-même. Sa substance s’était dissoute, évaporée dans l’espace. Ne demeuraient que la souffrance et le sentiment de pérennité de cette souffrance. Elle ne percevait plus rien d’autre, son esprit se délitait, perdant un peu plus la conscience de son schéma psychique à chaque seconde. Elle n’était désormais plus constituée d’une substance tangible et pourtant elle était encore capable de comprendre que sa douleur naissait  de la matière dont elle était faite… dont elle avait été faite à l’origine. Ce concept s’évanouit et elle ne chercha pas à le retenir. Elle partait doucement…

flottante…

comme libérée et en même temps soumise, esclave de cette horreur

qui la brûlait et la martelait…

partir…

dormir…

enfin…

elle avait renoncé, appelant la fin apaisante qui ferait bienheureusement cesser son martyre…

(page 414).

... — Vous êtes ici dans l’un des lieux elfiques sacrés, murmura Armyse en se tournant vers ses invités.

Bientôt, ils virent un groupe d’elfines, toutes porteuses de nouveau-nés. Celles-ci s’étaient arrêtées à proximité d’une arche recouverte de fleurs et passèrent une à une en dessous, ralentissant leur pas puis marquant une pose pour présenter ensuite le nourrisson à une fleur d’une étonnante grosseur.

— C’est durant ce passage initiatique que le bourgeon primal décide lesquels de nos enfants deviendront des Karenzalts, précisa Armyse pensant être plus claire.

— Mais pourquoi doivent-ils devenir des Karenzalts ? A quoi cela sert-il ?... (page 350).

Il sortit alors de sa veste la petite flûte à éventails dont il ne se séparait jamais et entama un morceau de musique, accompagné par Novialix dont la peau s’enflamma aussitôt de mille couleurs enchanteresses. Très vite, des attroupements d’elfes se créèrent et tous se balancèrent alors au rythme langoureux de la mélodie. Leurs mouvements souples donnaient l’impression qu’une brise les traversait de part en part, tel le souffle du vent dans la végétation. (page 352).

... Elle tendit des deux mains l’épée à Ardalana qui la prit avec un respect teinté de crainte. L’arme semblait avoir un grand pouvoir car son seul contact la fit réagir immédiatement comme si elle était électrisée.

— Cette épée est unique en son genre. Elle est le fruit de plus de dix années de recherches et de tentatives plus ou moins fructueuses. Hier soir, j’ai prononcé plusieurs incantations afin que personne ne puisse jamais se l’approprier. Elle t’appartient et elle le sait, commenta Atya en posant une main sur l’épaule de sa fille.

— Comment ça, elle le sait ?

— Eh bien, c’est délicat à expliquer mais elle possède une sorte d’âme, bien que celle-ci soit très rudimentaire. Elle est capable de penser par elle-même si tu fais appel à sa conscience. Sa connaissance de l’art de la guerre est équivalente à la mienne car je lui ai insufflé toute mon expérience... (page 268).

... — Ses possibilités sont immenses et évolutives, tu verras. Je ne peux donc pas tout te dire car je ne sais pas tout moi-même. Mais elle est capable, dans certains cas, de s’approprier l’énergie de ses ennemis, ... (page 269).

... Les deux anudions, hauts de plus de deux mètres cinquante, bloquaient le passage de chaque côté du chemin, laissant les quêteurs prisonniers et dépendants de leur bon vouloir. Ermalia se cacha derrière un éboulis pour attendre un moment favorable qui lui permettrait de porter secours à ses compagnons, sachant pertinemment qu’elle ne pouvait rien faire d’utile dans l’immédiat. Très vite, les événements s’accélérèrent et les deux anudions passèrent à l’attaque avec une vélocité fulgurante. Ardalana se jeta sur celui qui maintenait Yalipsane contre lui mais ses gestes avaient toujours un temps de retard sur son adversaire. La Kachralax pulsait au rythme des battements de son coeur et formait avec elle un duo à l’harmonie parfaite. La lame était entourée d’un halo bleuté de plus en plus intense au fur et à mesure que s’enchaînaient ses mouvements mais l’anudion paraît tous les coups avec une dextérité inimaginable. Kyzondor crachait des flammes qui allaient s’écraser sur le dos de la bête sans que celle-ci manifeste la moindre gêne face à cette agression... (page 329).

—Il n’y a qu’une solution pour l’arrêter, fit Aristan en agrippant Daslan par la manche, mais il faut que je puisse me concentrer.

— Que veux-tu faire ? l’interpella Eilanda qui était tout près.

— Désorganiser ses cellules cérébrales !

La détermination du magicien médical était sans faille. Jamais aucun médecin n’avait utilisé les techniques de déplacement cellulaire dans un but autre que celui de soigner mais la situation était désespérée et seul le recours à une telle incantation permettrait de les sauver tous... (page 330).

... Yalipsane se tenait non loin, les mains plaquées sur la bouche, elle regardait sans le voir vraiment l’horrible spectacle. L’état épouvantable de sa meilleure amie était pire que toutes les horreurs qu’elle avait redoutées auparavant car celle-ci avait été... ... J’comprends pas ! Vraiment, j’comprends pas ! Jamais j’ai vu un d’ces bouts d’bidoche s’comporter comme ça !... (page 454).

... Une face rubiconde apparut dans l’encadrement du trou glaiseux, mettant fin au suspens :

— Alors, ça va là-d’ssous ? hurla Hantorpe.

— Par les sept haches de Meriandorle, qu’est-ce que t’as fait pour qu’ils fuient comme ça ? questionna Galentourne en posant sa hache dégoulinante sur le sol.

— Ah mais rien… rien du tout ! On a eu une aide imprévue, fit Hantorpe en riant de plus belle. V’nez ! On s’retrouve au quartier général, ajouta le nain en faisant un geste de la main... (page 461).

Lire quelques extraits glanés dans le roman :
Au nom du Feu sacré, c’est...

... L’imposant animal était de la race très estimée des merclandaires, oiseaux dragons à l’apparence spectaculaire alliant des qualités physiques saisissantes qui conféraient une majesté sans égale à leur race. C’est tout au moins ce que prétendaient les principaux intéressés. D’accord, on pouvait dire ce qu’on voulait, les merclandaires étaient fanfarons et vaniteux jusqu’à l’excès, tout particulièrement lorsqu’il était fait référence à leur magnifique plumage mais il fallait reconnaître qu’ils n’avaient pas vraiment tort de l’être. Leur noble tête de dragon, prolongée par un long cou gracieux mais puissant, était posée sur un corps recouvert de plumes aux couleurs les plus vives et les plus belles qu’on ait jamais vues et, pour parachever l’ensemble, quatre pattes massives et griffues portaient le personnage vers des hauteurs intéressantes... ... ils n’en avaient pas moins de grandes qualités... (page 40).

... Les rugissements de Karrali étaient si forts que Cléchanda et Ermalia se bouchèrent les oreilles et s’éloignèrent. Leurs compagnons liés étaient étrangers à ce genre de manifestations tonitruantes et elles n’étaient pas armées auditivement parlant pour supporter tant de décibels. Atya cherchait le moyen de sortir son compagnon du mauvais pas où il s’était fourré mais restait indécise quant à la façon de procéder. Elle avait éprouvé des difficultés avec ses deux amies humaines et imaginait très facilement que la tâche serait beaucoup plus ardue avec un canoitlanz. Elle s’entoura d’un bouclier de protection renforcé pour éviter d’être transformée en torche vivante et s’avança subrepticement de Karrali en le contournant par derrière. Devait-elle lui lancer un sort de pétrification et tenter de le raisonner avec des mots pleins de sagesse ou procéder à une manipulation plus expéditive ? La question appelait plusieurs réponses dont aucune ne la satisfaisait vraiment. Cependant, il n’était plus temps de s’interroger, il fallait agir, et vite, avant que Karrali ne se blesse sérieusement. Elle décida finalement de recourir à un traitement de choc dont les résultats seraient plus efficaces et plus rapides. Elle souffla dans son poing fermé en formulant mentalement l’incantation de pétrification... (page 214).