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Esther Brassac - 15 rue du boulay - 27930 Emalleville - France - © tous droits réservés

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Chapitre 1

 

La journée avait été très chaude. Le petit chemin de terre était devenu poussiéreux et chaque pas provoquait l’apparition d’un nuage poudreux. Eilanda s’essuya le front tout en activant le pas. Elle était en retard ! En retard ! Pour la première fois ! Jamais une chose pareille n’était arrivée ! Elle se retourna vers les autres femmes qui peinaient à la suivre :

— Dépêchons-nous un peu, voyons, la cérémonie de l’Accueil ne peut commencer sans nous !

Elle vit avec exaspération qu’Ardalana s’était arrêtée pour admirer une fleur de syclopolis avec ses deux amis.

— Ardalana, cesse de rêvasser, veux-tu !

La coupable se redressa, le rouge aux joues, tout à fait consciente d’être en faute. Elle rejoignit rapidement le groupe, suivie par un Kyzondor furieux d’être bousculé, soufflant de dépit par les naseaux et par Omatis, dans les nuages comme d’habitude, au point de laisser sa magnifique queue traîner dans la poussière.

Eilanda accéléra encore le rythme de la marche, au grand damne de la troupe. La journée avait de toute façon très mal commencé. Le Conseil des Sœurs Cadettes avait voulu redéfinir certains petits détails, pourtant sans importance, du premier jour de la Grande Rencontre qui aurait lieu dans deux semaines et chacune d’elles avait chipoté sur des riens qui lui avaient fait perdre un temps précieux. Puis, lorsqu’elle avait enfin pu mettre tout le monde d’accord, Mélissante était venue lui exposer ses griefs contre quelques médisantes qui jugeaient avec condescendance son "sublime" poème d’ouverture destiné à l’inauguration du premier jour de cette grande fête. Elle voulait qu’Eilanda la proclame poétesse d’honneur ! D’autres tracas étaient venus s’ajouter les uns aux autres avec un acharnement qu’Eilanda avait rapidement trouvé insupportable. Et voilà que, pour couronner le tout, elle, Eilanda, l’Elue du Peuple de la Terre, était en retard à la cérémonie de l’Accueil !

Elle sentit sa mauvaise humeur s’accentuer dangereusement. Kamantis ne manquerait pas de lui faire remarquer son manque de rigueur et cette perspective accrût encore son mécontentement.
Soudainement,      elle  prit  conscience   qu’un   bien-être   l’envahissait   et

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Matériel protégé par le droit d’auteur
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Matériel protégé par le droit d’auteur

Au nom du Feu sacré

Auteur : Esther Hartwell

 

Genre : roman de fantasy

 

Broché - 14 cm X 22.5 cm - 602 pages

Date de parution : 23 août 2007

Editions : Publibook - ISBN : 2748337557

 

Public : Adultes et adolescents

 

Prix : 27.55 € LIVRAISON GRATUITE

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Au nom du Feu sacré, roman de fantasy

Résumé :
 

Sur une terre vivent séparément le Peuple masculin du Ciel et le Peuple féminin de la Terre. Tous les dix ans, ils se rencontrent dans des conditions particulières. Chaque humain est lié à un animal fantastique et tous deux sont détenteurs d'une magie spécifique. Ces deux peuples sans sexualité ignorent tout de leurs origines. Les nourrissons leur sont mystérieusement donnés lors de la cérémonie de l'Accueil. D'où viennent-ils ?

 

Or, depuis peu, leur vie est gravement menacée car les bébés se font de plus en plus rares et sont atteints d'anomalies alarmantes. S'ils veulent que leur race se perpétue, ils vont devoir agir vite. Mais y a-t-il une solution ? Sauront-ils faire face aux nombreux périls d'une recherche pour le moins incertaine ? Comment unir ses forces quand hommes et femmes se supportent si difficilement ?

 

Ils sont bien loin d'imaginer ce qui les attend…

Avis de l’éditeur :

 

Premier tome d’une saga sur la nature humaine, un univers fantasy qui cache une habile fable de science-fiction. Mêlant ainsi fantastique et anticipation, cette aventure aux confins de l’imaginaire allie humour et réflexion.

 

A noter :
Il s’agit du premier tome d’une série, l’histoire de « Au nom du Feu sacré » s’achève donc à la fin de ce volume.

... Le temps ne fut bientôt plus qu’une notion chimérique et elle oublia jusqu’à son existence propre, son passé, et tout ce qui s’y rattachait. Elle n’était plus une individualité en elle-même. Sa substance s’était dissoute, évaporée dans l’espace. Ne demeuraient que la souffrance et le sentiment de pérennité de cette souffrance. Elle ne percevait plus rien d’autre, son esprit se délitait, perdant un peu plus la conscience de son schéma psychique à chaque seconde. Elle n’était désormais plus constituée d’une substance tangible et pourtant elle était encore capable de comprendre que sa douleur naissait  de la matière dont elle était faite… dont elle avait été faite à l’origine. Ce concept s’évanouit et elle ne chercha pas à le retenir. Elle partait doucement…

flottante…

comme libérée et en même temps soumise, esclave de cette horreur

qui la brûlait et la martelait…

partir…

dormir…

enfin…

elle avait renoncé, appelant la fin apaisante qui ferait bienheureusement cesser son martyre…

(page 414).

... L’imposant animal était de la race très estimée des merclandaires, oiseaux dragons à l’apparence spectaculaire alliant des qualités physiques saisissantes qui conféraient une majesté sans égale à leur race. C’est tout au moins ce que prétendaient les principaux intéressés. D’accord, on pouvait dire ce qu’on voulait, les merclandaires étaient fanfarons et vaniteux jusqu’à l’excès, tout particulièrement lorsqu’il était fait référence à leur magnifique plumage mais il fallait reconnaître qu’ils n’avaient pas vraiment tort de l’être. Leur noble tête de dragon, prolongée par un long cou gracieux mais puissant, était posée sur un corps recouvert de plumes aux couleurs les plus vives et les plus belles qu’on ait jamais vues et, pour parachever l’ensemble, quatre pattes massives et griffues portaient le personnage vers des hauteurs intéressantes... ... ils n’en avaient pas moins de grandes qualités... (page 40).

... Les rugissements de Karrali étaient si forts que Cléchanda et Ermalia se bouchèrent les oreilles et s’éloignèrent. Leurs compagnons liés étaient étrangers à ce genre de manifestations tonitruantes et elles n’étaient pas armées auditivement parlant pour supporter tant de décibels. Atya cherchait le moyen de sortir son compagnon du mauvais pas où il s’était fourré mais restait indécise quant à la façon de procéder. Elle avait éprouvé des difficultés avec ses deux amies humaines et imaginait très facilement que la tâche serait beaucoup plus ardue avec un canoitlanz. Elle s’entoura d’un bouclier de protection renforcé pour éviter d’être transformée en torche vivante et s’avança subrepticement de Karrali en le contournant par derrière. Devait-elle lui lancer un sort de pétrification et tenter de le raisonner avec des mots pleins de sagesse ou procéder à une manipulation plus expéditive ? La question appelait plusieurs réponses dont aucune ne la satisfaisait vraiment. Cependant, il n’était plus temps de s’interroger, il fallait agir, et vite, avant que Karrali ne se blesse sérieusement. Elle décida finalement de recourir à un traitement de choc dont les résultats seraient plus efficaces et plus rapides. Elle souffla dans son poing fermé en formulant mentalement l’incantation de pétrification... (page 214).

... Les deux anudions, hauts de plus de deux mètres cinquante, bloquaient le passage de chaque côté du chemin, laissant les quêteurs prisonniers et dépendants de leur bon vouloir. Ermalia se cacha derrière un éboulis pour attendre un moment favorable qui lui permettrait de porter secours à ses compagnons, sachant pertinemment qu’elle ne pouvait rien faire d’utile dans l’immédiat. Très vite, les événements s’accélérèrent et les deux anudions passèrent à l’attaque avec une vélocité fulgurante. Ardalana se jeta sur celui qui maintenait Yalipsane contre lui mais ses gestes avaient toujours un temps de retard sur son adversaire. La Kachralax pulsait au rythme des battements de son coeur et formait avec elle un duo à l’harmonie parfaite. La lame était entourée d’un halo bleuté de plus en plus intense au fur et à mesure que s’enchaînaient ses mouvements mais l’anudion paraît tous les coups avec une dextérité inimaginable. Kyzondor crachait des flammes qui allaient s’écraser sur le dos de la bête sans que celle-ci manifeste la moindre gêne face à cette agression... (page 329).

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—Il n’y a qu’une solution pour l’arrêter, fit Aristan en agrippant Daslan par la manche, mais il faut que je puisse me concentrer.

— Que veux-tu faire ? l’interpella Eilanda qui était tout près.

— Désorganiser ses cellules cérébrales !

La détermination du magicien médical était sans faille. Jamais aucun médecin n’avait utilisé les techniques de déplacement cellulaire dans un but autre que celui de soigner mais la situation était désespérée et seul le recours à une telle incantation permettrait de les sauver tous... (page 330).

... Yalipsane se tenait non loin, les mains plaquées sur la bouche, elle regardait sans le voir vraiment l’horrible spectacle. L’état épouvantable de sa meilleure amie était pire que toutes les horreurs qu’elle avait redoutées auparavant car celle-ci avait été... ... J’comprends pas ! Vraiment, j’comprends pas ! Jamais j’ai vu un d’ces bouts d’bidoche s’comporter comme ça !... (page 454).

... Une face rubiconde apparut dans l’encadrement du trou glaiseux, mettant fin au suspens :

— Alors, ça va là-d’ssous ? hurla Hantorpe.

— Par les sept haches de Meriandorle, qu’est-ce que t’as fait pour qu’ils fuient comme ça ? questionna Galentourne en posant sa hache dégoulinante sur le sol.

— Ah mais rien… rien du tout ! On a eu une aide imprévue, fit Hantorpe en riant de plus belle. V’nez ! On s’retrouve au quartier général, ajouta le nain en faisant un geste de la main... (page 461).

... Elle tendit des deux mains l’épée à Ardalana qui la prit avec un respect teinté de crainte. L’arme semblait avoir un grand pouvoir car son seul contact la fit réagir immédiatement comme si elle était électrisée.

— Cette épée est unique en son genre. Elle est le fruit de plus de dix années de recherches et de tentatives plus ou moins fructueuses. Hier soir, j’ai prononcé plusieurs incantations afin que personne ne puisse jamais se l’approprier. Elle t’appartient et elle le sait, commenta Atya en posant une main sur l’épaule de sa fille.

— Comment ça, elle le sait ?

— Eh bien, c’est délicat à expliquer mais elle possède une sorte d’âme, bien que celle-ci soit très rudimentaire. Elle est capable de penser par elle-même si tu fais appel à sa conscience. Sa connaissance de l’art de la guerre est équivalente à la mienne car je lui ai insufflé toute mon expérience... (page 268).

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... — Ses possibilités sont immenses et évolutives, tu verras. Je ne peux donc pas tout te dire car je ne sais pas tout moi-même. Mais elle est capable, dans certains cas, de s’approprier l’énergie de ses ennemis, ... (page 269).

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... — Vous êtes ici dans l’un des lieux elfiques sacrés, murmura Armyse en se tournant vers ses invités.

Bientôt, ils virent un groupe d’elfines, toutes porteuses de nouveau-nés. Celles-ci s’étaient arrêtées à proximité d’une arche recouverte de fleurs et passèrent une à une en dessous, ralentissant leur pas puis marquant une pose pour présenter ensuite le nourrisson à une fleur d’une étonnante grosseur.

— C’est durant ce passage initiatique que le bourgeon primal décide lesquels de nos enfants deviendront des Karenzalts, précisa Armyse pensant être plus claire.

— Mais pourquoi doivent-ils devenir des Karenzalts ? A quoi cela sert-il ?... (page 350).

Il sortit alors de sa veste la petite flûte à éventails dont il ne se séparait jamais et entama un morceau de musique, accompagné par Novialix dont la peau s’enflamma aussitôt de mille couleurs enchanteresses. Très vite, des attroupements d’elfes se créèrent et tous se balancèrent alors au rythme langoureux de la mélodie. Leurs mouvements souples donnaient l’impression qu’une brise les traversait de part en part, tel le souffle du vent dans la végétation. (page 352).

 

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« Au nom du Feu sacré » ?


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Un monde peuplé
d’êtres fabuleux et originaux :

 

  • animaux magiques uniques en leur genre liés par des capacités télépathiques à des humains doués de pouvoirs particuliers,
     
  • elfes, nains, créatures maléfiques ou étonnantes.

 

Une quête ou tout peut arriver...

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