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Dans une contrée éloignée, un village se blottissait au pied d’un château aux nombreuses tourelles. Les habitants y vivaient modestement de leurs terres bien peu généreuses. Si l’on n’y voyait pratiquement jamais le soleil, il n’y pleuvait que très rarement, ce qui expliquait les maigres récoltes. Les champs étaient clairsemés et les épis de petite taille.


Le châtelain, par contre, vivait confortablement en prélevant un impôt sur chacun des habitants du village. Malgré cela il était respecté et apprécié car ce vieil homme était considéré comme le protecteur de ces pauvres gens. Non loin de là, s’étendait sur une immense surface, une forêt aux arbres d’une impressionnante hauteur. Depuis fort longtemps personne n’y pénétrait, même les plus hardis. En effet, lorsque l’on franchissait l’orée de la forêt, on était saisi par un froid intense et par un silence de mort. Pas un oiseau, pas un souffle de vent, pas un animal n’animaient cet endroit. Il y régnait une semi obscurité angoissante. Chaque arbre apparaissait comme une menace. On avait la désagréable sensation qu’on ne pourrait plus jamais en sortir. Au village on l’avait surnommée « le tombeau ».


Ce jour là, la maigre moisson en était à son dernier jour. Malgré leur pauvreté, les gens ne manquaient pas de faire la fête pour marquer l’événement. Les réjouissances auraient lieu le surlendemain. Le châtelain descendrait au village pour ouvrir le bal et distribuer des rubans que les jeunes filles noueraient dans leurs cheveux. A cette occasion, les femmes feraient cuire des galettes dans le four à pain que le châtelain prêterait pour l’occasion. Les charrettes allaient et venaient afin de mettre la récolte à l’abri. Le village était animé, chacun s’activant à ses occupations. Sur la route poudreuse, une vielle femme avançait en s’appuyant sur un long bâton. Elle marchait très droite pour une femme aussi âgée. Son visage aux traits réguliers était encadré de cheveux blancs coiffés en bandeaux. Son pas allongé et élastique démontrait sa grande habitude de la marche. Elle pénétra dans le village sans regarder ni à droite ni à gauche. Les gens qui n’étaient pas habitués à voir des étrangers leur rendre visite s’arrêtèrent pour la regarder mais elle n’y prêta pas attention.


Parvenue sur la place, elle se dirigea vers une jeune femme et lui demanda un verre d’eau. Amanda la fit entrer chez elle et lui offrit ce qu’elle avait désiré. Lorsque la vieille femme fut désaltérée, Amanda se risqua à lui demander d’où elle venait. La femme resta muette un moment qui parut très long à son hôtesse. Enfin, elle leva les yeux, sourit puis entama un récit que la jeune femme n’interrompit pas.


—Tu es en droit de savoir qui je suis et d’où je viens. Je m’appelle Églantine et toute ma vie j’ai parcouru le monde. J’ai traversé les océans, arpenté les déserts, franchi les plus hauts sommets afin de retrouver ma sœur jumelle qui m’a été ravie lorsque nous avions quinze ans. J’ai juré à ma mère de ne pas m’arrêter avant de l’avoir retrouvée. Elle est toujours vivante je le sens au fond de moi et je continuerai ma quête tant qu’il me restera un souffle de vie.


Amanda se sentait très émue devant l’obstination et l’amour de cette femme. Elle n’osa pas lui dire que depuis le temps, sa sœur n’était certainement plus de ce monde.

— Vous pouvez rester dormir chez moi et prendre quelques jours de repos si vous le souhaitez.


En disant cela, elle posa devant Églantine une tranche de pain et s’excusa de n’avoir rien à mettre dessus. La vieille dame mangea avec un regard de gratitude mais avança que depuis le temps qu’elle voyageait seule elle avait l’habitude de dormir sous la voûte étoilée et de se lever avant le soleil.Très reconnaissante de l’hospitalité affectueuse d’Amanda, Églantine prit congé en la remerciant chaleureusement. La nuit tombait doucement après une journée sans soleil et Églantine s’allongea près de la rivière qui coulait au pied du château. Elle s’endormit rapidement. Le ciel était encore bien sombre lorsqu’elle se leva et entreprit de faire quelques ablutions dans la rivière. En se rhabillant elle vérifia de sa main droite que son anneau d’or était toujours sur sa poitrine. L’anneau avait la taille d’un bracelet et les ciselures qui l’ornaient représentaient des caractères étranges. De plus il diffusait une lueur mystérieuse. Elle enfila sa blouse par-dessus et s’assura que la chaîne qui retenait l’anneau était solidement fixée.  Saisissant son bâton de marche elle s’engagea sur le chemin. Elle marchait, perdue dans ses pensées lorsqu’elle sentit l’anneau émettre des pulsations comme celles de son cœur. La lueur traversa sa blouse de toile épaisse. L’anneau ne s’était jamais manifesté de cette façon sauf lorsque sa sœur était auprès d’elle. Son cœur se mit à battre à l’unisson des battements de l’anneau. Stoppant sa marche, tous ses sens en éveil elle baissa la tête et dit :


— Anneau de pouvoir, guide mes pas vers Aubépine ma chère sœur.


Elle sortit l’anneau pour le mettre sur sa blouse et celui-ci émit un faisceau très long qu’elle suivit. Arrivée devant l’entrée d’une grotte, le faisceau se mit à décrire de grands cercles. Églantine n’hésita pas une seule seconde et pénétra hardiment à l’intérieur. Après avoir marché un moment qui lui parut trop long, elle stoppa car elle crut entendre quelque chose comme un gémissement. Le faisceau de l’anneau s’élargit considérablement et éclaira un renfoncement dans lequel une silhouette était allongée sur le sol. La vieille femme se précipita sur le corps et reconnut instantanément sa jeune sœur. Elle paraissait endormie profondément. Aussitôt Églantine se saisit de l’anneau qu’elle posa sur la jeune fille et celle-ci ne tarda pas à réagir. Elle posa un regard à la fois surpris et heureux sur sa sauveteuse. Enfin quelqu’un l’avait retrouvée. Il ne fut pas facile à Églantine d’expliquer qu’elle était sa sœur. Pour l’une le temps s’était arrêté alors que pour l’autre il avait continué son inexorable chemin. Le temps des explications passé, elles se jetèrent dans les bras l’une de l’autre. Alors il se passa un événement prodigieux : les cheveux d’Églantine se colorèrent en blond comme ceux de sa sœur et tout son corps se régénéra jusqu’à retrouver toute la jeunesse de ses quinze ans. Aubépine expliqua à sa sœur curieuse de tout savoir sur ce qu’il s’était passé depuis temps d’années, que son anneau de pouvoir lui avait été arraché par son ravisseur avant de la jeter dans cette grotte en espérant qu’elle y périrait. Comment était-elle parvenue à survivre, c’est la question que sa sœur se posait. A cet instant on vit surgir de nulle part un petit être qu’Aubépine présenta.


— Voici mon très cher ami l’elfe de cette grotte. Sans lui, je serais morte depuis longtemps. Il m’a nourrie, protégée et fait absorber un élixir de longue vie afin d’être toujours là lorsque tu viendrais me chercher.
— Comment pouvait-il savoir que je viendrais demanda Églantine.
Il le savait, comme il sait tant de choses. C’est pourquoi grâce à lui je n’ai jamais perdu espoir.
Comment retrouver ton anneau s’inquiéta  sa sœur.
— Le tien nous conduira jusqu’à lui.


L’elfe leur conseilla de passer la journée cachées dans la grotte et de partir lorsque la nuit serait bien noire. Le village était profondément endormi lorsqu’elles émergèrent de la caverne. Anneau de pouvoir, conduit-nous jusqu’à ton frère, prononcèrent les deux sœurs en posant leurs mains sur le bijou. A nouveau un rayonnement sorti de l’anneau les guida. Le château semblait être le but à atteindre. Sans bruit et avec mille précautions, elles pénétrèrent dans le hall puis empruntèrent le large escalier. Le faisceau se mit à décrire de larges cercles devant la porte d’une chambre. A l’intérieur de celle-ci, dans un lit à baldaquins, le vieux châtelain était endormi. Près de lui, posé sur une table, l’anneau recherché émettait un large faisceau de lumière. Les sœurs s’en saisirent rapidement avant de disparaître. Aubépine le passa autour de  son cou avec une émotion sans pareille. La nuit commençait à s’effacer pour laisser place au jour quand les deux sœurs pénétrèrent dans la forêt que les villageois avaient surnommée « le tombeau ». Leurs anneaux bien en évidence s’étaient embrasés. Dès qu’elle franchirent l’orée de la forêt, les feuillages bruissèrent, des chants d’oiseaux s’élevèrent, des petits animaux coururent de ci de là. Elles marchèrent un bon moment avant de parvenir à une clairière au centre de laquelle s’élevait modestement une masure au toit de chaume. Elles poussèrent la porte dans un bel ensemble et tout l’intérieur s’illumina. La pièce dans laquelle elle entrèrent impressionnait par ses dimensions. Le haut plafond était orné de lustres majestueux en cristal étincelant. Partout, des ors, des tapisseries de grand prix, des tableaux merveilleux, des objets dignes d’un conte des mille et une nuits. De nombreux valets s’agitaient, portant des plateaux d’or ou d’argent surmontés de montagnes de fruits ou de pâtisseries appétissantes. Un majordome s’avança vers les deux jeunes filles et les salua en leur annonçant qu’Alatna, leur marraine, les attendait dans sa chambre. Elles montèrent à l’étage puis furent accueillies dans une chambre somptueuse par une louve au pelage en fils d’argent et aux yeux d’or.


— Avancez mes filles, leur dit-elle. La profonde affection qui vous a toujours unies a fini par vous réunir. Aubépine, tu étais si proche et pourtant nous t’avons cru perdue à jamais dans un pays lointain. Ta sœur a toujours cru en votre réunion à toutes deux et elle avait raison. Elle a consacré toute vie à te chercher, c’est pourquoi elle a retrouver sa jeunesse afin de vivre des jours heureux auprès de ceux qu’elle aime et afin de régner avec toi sur ce village auquel vos pouvoirs réunis rendront la douceur de vivre.


La fête du village allait commencer et chacun attendait l’arrivée du châtelain. Ne le voyant pas venir, un jeune homme se porta à son devant afin de voir si tout allait bien pour lui. Il entra dans le hall du château et demanda à  un serviteur d’aller chercher son maître. Un court instant après, le serviteur descendit avec derrière lui, un porc qui criait comme si on l’égorgeait. Le cochon se précipita dehors et partit en courant dans la campagne où une meute de chiens errants le poursuivit. A ce moment, les nuages se déchirèrent et le ciel bleu donna le coup d’envoi de la fête. Les deux jeunes filles arrivèrent suivies de charrettes lourdement chargées de victuailles succulentes et entreprirent une distribution générale. Depuis ce jour, la pluie tombe au bon moment, le soleil brille pour réjouir les cœurs, les moissons sont abondantes et la forêt hospitalière s’appelle aujourd’hui, la forêt d’Alatna.


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Extrait du recueil « Les contes d’une rêveuse »
de Elisabeth C.

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