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Natou vit le jour dans une famille qui comptait déjà huit enfants.  Ses parents très occupés par leur labeur ne prenaient pas beaucoup de temps pour s’occuper de leur tribu. Lorsqu’elle commença à marcher, on s’aperçut que Natou n’était pas tout à fait comme tout le monde. Ses jambes et ses bras étaient vraiment très courts.


Il fallut se rendre à l’évidence, Natou était naine. Cette particularité ne faisait pas du tout l’affaire de ses parents car pour eux les enfants devaient gagner leur pitance le plus tôt possible. La petite fille grandit dans une sorte de solitude, rejetée le plus souvent par les siens et les enfants de son âge. Partout où elle allait, elle se faisait envoyer promener sous prétexte qu’elle n’était ni assez forte ni assez grande pour se rendre utile. Les enfants ne lui faisaient pas de cadeaux allant jusqu’à la traiter de vilaine sorcière.


Elle avait pris l’habitude de se cacher dans des coins retirés afin de se faire oublier le plus possible. Lorsqu’elle devint une jeune fille, sa taille n’avait guère évoluée puisqu’elle ne dépassait pas la hauteur d’une enfant de six ans. Le plus souvent, elle s’éloignait du village pour aller se réfugier dans la forêt environnante. Toujours assise au pied du même arbre, elle observait avec ravissement les écureuils, les lapins et les oiseaux qui ne craignaient plus de s’approcher d’elle. Elle leur parlait comme à des amis mais souvent  les larmes noyaient son petit visage car elle trouvait son fardeau de solitude bien lourd à porter.


Oh la la la la !  Qu’est ce que c’est que ça ! Des larmes, toujours des larmes ! entendit Natou derrière son dos.


Elle se retourna pour constater qu’un personnage encore plus petit qu’elle l’examinait derrière un lorgnon. Jamais elle n’avait eu l’occasion de voir un adulte aussi petit ! Le personnage s’approcha et la regarda des pieds à la tête sans prononcer un seul mot. Son examen terminé, il remit son lorgnon dans sa poche de gilet et lui fit signe de s’asseoir. Il avait du mal à supporter que quelqu’un soit plus grand que lui.


— Depuis le temps que je t’observe, je te vois verser des rivières de larmes. Je me demande sérieusement où tu vas chercher toute cette eau !


Mais pour qui se prenait donc ce curieux petit personnage qui de plus n’avait même pas la courtoisie de se présenter. Elle qui croyait avoir trouvé un endroit où on la laissait tranquille ressentit un agacement certain.


— Je vois que tu n’apprécie guère mon intrusion, commenta le petit bonhomme comme s’il avait deviné ses pensées. Je m’appelle Grand Savoir, fit-il en se dressant sur la pointes des pieds, ce qui fit gonfler ses petits mollets. Je vis non loin de là dans l’Arbre Central. Je suis un elfe d’une lignée très ancienne et très cultivée.


Mise en confiance, Natou  prit son courage à deux mains pour lui raconter ce qui était à l’origine de ses larmes intarissables.


Bof… ça n’en vaut pas la peine. Si tu le voulais tu serais la personne la plus respectée et aimée de ton village.


Natou pensa que Grand Savoir n’était pas très au fait des réalités de la vie.


As-tu déjà lu quelques livres ?
Je ne sais pas lire, avoua presque honteusement la jeune fille.
Par toutes les Divinités, comment cela peut-il exister ? Tu vas prendre dès aujourd’hui ta première leçon de lecture. J’entends bien que tu deviennes rapidement capable de lire tous les volumes de ma bibliothèque.


Cette façon impérative de s’adresser à elle ne plaisait pas vraiment à Natou, mais elle se dit qu’après tout c’était la première fois de sa vie que quelqu’un s’intéressait à sa personne et la jugeait capable de faire quelque chose de valable. Natou revint tous les jours pour prendre ses leçons auprès de Grand Savoir qui, s’il était très exigeant n’en faisait pas moins preuve d’une grande patience et avait pour elle un comportement paternel. La jeune fille s’épanouissait. Lorsqu’elle sut parfaitement lire, écrire et compter, l’elfe entreprit de lui enseigner la musique.


Un matin, il l’accueillit avec une minuscule harpe qu’il plaça devant elle. Il lui montra comment en faire jaillir des sons mélodieux. Natou devait être douée pour cela car elle devint rapidement capable de jouer les mélodies les plus compliquées. Un jour qu’elle se laissait envahir par la musique, elle se mit à chanter. Sa voix merveilleusement cristalline s’envola dans la forêt et lorsque le morceau fut terminé elle constata qu’un auditoire d’animaux de toutes sortes s’était formé autour d’elle.


Tu as de l’or dans les mains et dans la voix, fit Grand Savoir très ému.


Grand Savoir n’en n’avait pas fini avec la jeune fille ; un jour il lui annonça qu’elle allait apprendre la géographie. Il sortit de sa bibliothèque un ouvrage presque aussi grand que lui et l’ouvrit devant elle. Au fil des pages, elle découvrait émerveillée des pays et des continents inconnus d’elle.


Ce qu’il te faut, annonça doctement l’elfe, c’est voyager de par le monde. Tu y rencontreras les personnes les plus extraordinaires et intéressantes qui soient.
Je peux voyager en pensées, lui répliqua Natou, car je n’ai ni l’argent ni les jambes pour le faire en réalité !
Taratata, tu as tout ce qu’il faut. Suis-moi, n’oublie pas ta harpe.


Elle le suivit la tête pleine d’interrogations. Arrivés devant un arbre au tronc impressionnant, Grand Savoir toqua contre l’écorce. Une porte s’ouvrit et il pénétra à l’intérieur suivit de son élève. Tous deux se retrouvèrent dans une immense plaine aux herbes hautes et aux montagnes pelées.

—- Nous voilà en Amérique, tu vas rencontrer des indiens et apprendre comment ils vivent, ce sera une bonne leçon de géographie.


Natou n’avait aucunement le désir de rencontrer des indiens qui ne penseraient à rien d’autre que lui prendre son scalp et à la faire prisonnière !


— Avec moi, tu ne crains rien tu le sais bien, je serai toujours près de toi mais tu seras la seule à me voir. Tu vas t’asseoir au pied de ce rocher et tu vas chanter en t’accompagnant de ta harpe.


Natou avait appris à faire confiance à Grand Savoir. Elle fit ce qu’il lui avait dit. Au loin, on vit quelques cavaliers suivis de chevaux en liberté s’approcher rapidement. Le cœur de la jeune fille se mit à battre un peu plus fort et elle chercha son ami des yeux. Il lui fit signe de ne pas s’arrêter de chanter. A quelques mètres d’elle, les indiens stoppèrent et restèrent figés sur leurs montures. Natou finit par se taire car elle chantait depuis un long moment.


Un indien très empanaché descendit de son cheval et s’approcha d’elle pour lui dire que jamais ses oreilles n’avaient été effleurées par un si doux murmure. Bizarrement, Natou qui ne connaissait absolument pas leur langue fut surprise de saisir parfaitement le sens de ces mots qu’elle trouva par ailleurs très poétiques. Il souhaitait l’emmener dans sa tribu afin de montrer aux siens qu’il avait découvert une petite personne qui semblait descendue du ciel. Un coup d’œil de l’elfe l’encouragea à accepter l’offre de l’indien.


Juchée sur son un magnifique cheval noir et blanc, elle fut conduite très en douceur jusque dans la tribu en question. Reçue comme une reine, elle assista à des festivités données en son honneur. Elle se lia d’amitié avec les femmes qui lui enseignèrent leur savoir. Elle logea dans un magnifique tipi installé pour elle toute seule. Au cours de ce séjour, elle donna de nombreux concerts qui enchantèrent la tribu. C’est avec beaucoup de regrets et de remerciements qu’ils acceptèrent de la voir partir. Elle promit que si elle le pouvait, elle reviendrait les voir. (suite page suivante)


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Extrait du recueil « Les contes d’une rêveuse »
de Elisabeth C.

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