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Il y avait autrefois deux royaumes séparés seulement par un territoire occupé par des dragons. L’un des royaumes s’appelait, le pays vert, l’autre, le pays des rivières. Chacun d’entre eux était gouverné par un roi débonnaire et les dragons étaient eux-mêmes gouvernés par un roi dragon pacifiste et d’une grande sagesse.


Au pays vert, la végétation était d’une luxuriance exceptionnelle. De plus chacun des habitants possédait sa maison entourée d’un joli jardin. Personne ne manquait de rien, bien au contraire. Le climat était très souvent ensoleillé et par chance lorsqu’il pleuvait c’était généralement la nuit. Donc, dans ce royaume, tout allait pour le mieux. C’est en tout cas ce que l’on aurait pu croire au premier abord car il y avait un très gros problème que le pauvre roi ne parvenait pas à solutionner. Les gens n’étaient pas heureux. Chacun était insatisfait. Personne ne riait, personne ne souriait et l’on aurait pu croire que tous les malheurs du monde pesaient sur les épaules de chacun d’eux.


Au pays des rivières, la situation était bien différente. Ici, la végétation était plus rare et le climat moins favorable. Les récoltes de céréales et de légumes ne risquaient pas d’enrichir leurs propriétaires.


Bien que les deux royaumes soient très proches, le climat différait en ce sens que la pluie se faisait rare et le soleil brillait surtout par son absence. Là aussi le roi essayait par tous les moyens de rendre la vie un peu plus douce à son peuple. Cette situation n’empêchait pas les habitants du royaume de faire souvent la fête et de chanter pour accompagner leur travail. Dans ce pays, pas de soleil, mais, joie de vivre.


Les deux rois humains et le roi dragon se rencontraient régulièrement pour prendre respectivement de leurs nouvelles et pour échanger des idées. Un jour lors d’une rencontre, le roi du pays vert se lamenta sur cette chape de tristesse qui semblait s’être abattue sur son peuple. Il essayait bien d’organiser des festivités de toutes sortes pour réjouir le cœur des gens, mais rien n’y faisait. Le roi du pays des rivières suggéra que peut-être un mauvais sort avait été jeté sur le pays vert par un méchant sorcier de passage. Il faudrait dans ce cas faire intervenir un bon sorcier pour lever le mauvais sort.


Le roi des dragons intervint pour dire qu’avant d’en arriver là il serait peut-être plus judicieux d’envoyer quelques-uns des habitants atteints de morosité séjourner parmi les habitants du pays des rivières. Le roi de ce pays accepta de grand cœur avançant que quelques maisons étaient vides et qu’il serait heureux de les mettre à la disposition de ces personnes. Peut-être dit-il, avons-nous dans notre pays quelque chose de magique qui rend les gens heureux. Nos fontaines nous donnent une eau délicieuse qui pourrait bien avoir quelques pouvoirs extraordinaires capables d’instiller la joie et la bonne humeur dans le cœur des gens.


L’idée paraissant facile à mettre en œuvre, il fut décidé que dès le lendemain un groupe d’habitants du pays vert se rendrait pour un séjour de quelques semaines au pays des rivières.


Cependant, il ne fut pas facile de trouver des volontaires. Une femme âgée que les autres n’appréciait pas trop parce qu’ils la trouvaient un peu trop envahissante, fut au contraire enthousiaste.


Après des palabres qui n’en terminaient pas, on put constituer un petit groupement de sept personnes.


Au pays des rivières, chacun voulut rencontrer ces nouveaux habitants temporaires. Mais, malgré leurs invitations amicales, les moroses comme on les appelait, préférèrent rester chez eux. Seule la femme âgée trop contente de trouver à qui parler, accepta de grand cœur les invitations.


Le dimanche qui suivit leur arrivée, la population se dirigea en vagues humaines vers une des nombreuses fontaines du pays. Chacun traînait derrière lui une carriole chargée de jarres en terre cuite. La fontaine qui était l’objet de leur visite se nommait, la fontaine de la fée Olga. Son eau guérissait de nombreux maux et faisait la peau douce aux femmes qui s’en servaient pour leur toilette.


Les moroses suivirent le convoi, traînant eux aussi une carriole avec des jarres. Ils allaient peut-être enfin être délivrés de ce fardeau de tristesse qui pesait lourdement sur eux. Pendant toute la semaine, ils burent cette eau et s’en servir même pour faire leur toilette. Chaque semaine pendant leur séjour ils furent présents au pied de la fontaine de la fée Olga, espérant que cette eau miraculeuse ferait enfin effet.


Les semaines se succédaient sans la moindre amélioration. Il fallut rentrer la tête basse et le cœur lourd. Le groupe des sept se rendit auprès du roi pour lui rendre compte des résultats négatifs. Chacun raconta ses expériences et son échec. Le roi se sentit atteint par une immense tristesse. Soudain la vieille femme sortit des rangs portant un sac de toile dans les bras.

Majesté, je crois pouvoir affirmer que j’ai découvert le secret du pays des rivières.


Elle attrapa son sac par le dessous et en renversa le contenu sur le sol. Des pommes, des noix, des morceaux de pains et bien d’autres victuailles se répandirent par terre.

Voici Majesté le secret qui rend heureux nos voisins.


Tous crurent que la vieille femme perdait la tête. C’était d’ailleurs pour cette raison qu’ils évitaient tous de lui parler lorsqu’elle les arrêtait pour faire un brin de conversation. Un murmure hostile parcourut l’assemblée. Le roi leva la main en signe d’apaisement.


Parle sans crainte et explique-moi en quoi ces quelques victuailles défraîchies représentent le secret de bonne humeur des habitants du pays des rivières.
Majesté, commença t-elle, ce  pain, ces fruits sont les quelques présents qui m’ont été offerts de bon cœur par des gens qui ont été obligés de se priver pour me faire plaisir. Le secret de ces braves gens, c’est qu’ils possèdent une grande richesse qu’aucun de nous ne connaît. Cette richesse qui fait complètement défaut chez nous, c’est, l’amitié, la solidarité, la convivialité. Ils sont heureux parce qu’ils sont ensemble et que cela a beaucoup plus d’importance que les biens de cette terre. Ils savent rire ensemble, partager, s’entraider et ce courant d’amitié représente la magie la plus puissante qui soit. Chez nous, chacun vit pour sa seule personne. Il n’est pas possible d’être heureux quand on a pour seuls amis, son argent, ses meubles ou sa maison. Le pays vert ne connaît pas la richesse de l’amour et de l’amitié, voilà son plus grand malheur.


L’assistance était figée dans un silence de mort. Le roi, après avoir pris un temps de réflexion, se leva et tendit la main à la vieille dame.
— Pour avoir découvert ce secret il faut avoir déjà dans son cœur une petite semence d’amitié, et tu l’as. Dès aujourd’hui, je te nomme, grande conseillère du royaume et chacun ici devra t’écouter.


L’idée prit du temps à être appliquée par les habitants de ce pays mais, petit à petit, ils commencèrent à se recevoir et à partager l’amitié. Un sourire se leva sur le pays.


Les dragons eurent l’idée d’organiser une grande fête qui réunirait les deux pays. Ce fut un vrai succès au point que les habitants du pays vert se consacrèrent de bon cœur à la création de cours de jardinage et de culture pour rendre le pays des rivières plus riche. Ils apprirent aux habitants à détourner l’eau des rivières pour irriguer leurs champs et les rendre bien plus productifs. Ils leur enseignèrent à recueillir l’eau de pluie pour arroser leurs jardins et leur donnèrent de nombreux plans de fleurs de toutes sortes.


Quelques années plus tard, rien ne permettait de distinguer le pays des rivières du pays vert. L’amitié avait prouvé qu’elle était la plus puissante des magies.


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Extrait du recueil « Les contes d’une rêveuse »
de Elisabeth C.

Le secret du pays des rivières

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