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Dans un pays lointain, au beau milieu d’un lac, un château  s’élevait au sommet d’un rocher.


Une sorcière vivait là et terrifiait toute la contrée. Elle était entourée de nombreux serviteurs qui la craignaient mais n’osaient pas s’enfuir tant ses pouvoirs étaient grands.


Retirée dans sa chambre, sa fille âgée d’une vingtaine d’année, passait son temps à créer de merveilleuses dentelles en se servant de fils d’araignées qu’elle saupoudrait d’or.


Ses ouvrages constituaient de véritables œuvres d’art et personne au monde ne pouvait faire aussi beau. La région autour du lac s’était vidée de tous les habitants car la sorcière faisait enlever les enfants et les jeunes gens afin de les jeter en pâture à une araignée géante vivant dans les souterrains du château.


Il lui devenait de plus en plus difficile de se procurer la nourriture préférée de l’immonde bestiole puisque l’on ne trouvait plus de jeunes à des kilomètres à la ronde. Les habitants de la contrée devenus de plus en plus méfiants protégeaient leurs enfants avec vigilance. Un jour que les sbires de la sorcière revenaient bredouilles, elle fut prise d’une énorme colère. Elle ne supportait pas de n’avoir rien à donner à manger à son araignée.


Allez chercher ma fille et conduisez-la dans les souterrains !


La jeune fille ne se débattit pas, elle se laissa conduire sans broncher jusqu’au sacrifice. Les hommes qui l’avaient saisie pour la jeter à l’araignée ne purent s’empêcher d’être impressionnés par sa bravoure. Discrètement, ils se concertèrent et se mirent rapidement d’accord pour faire évader leur prisonnière. Ils ne pouvaient pas s’empêcher de penser qu’étant la fille d’une si puissante sorcière, elle avait certainement elle aussi des pouvoirs et qu’elle les retournerait peut-être contre eux. Partagés entre l’admiration et la crainte, ils décidèrent de lui indiquer un endroit par lequel elle aurait la possibilité de s’enfuir dès que la nuit serait tombée.


La jeune fille ne demanda pas son reste et nagea sous l’eau jusqu’au rivage puis courut le plus loin possible pour s’en éloigner. Essoufflée, elle se reposa un peu et aperçut une lumière non loin de là. S’en approchant, elle remarqua à l’intérieur d’une cabane, un couple de personnes âgées qui se chauffaient prés d’un âtre. Ces braves gens lui firent bon accueil et lui proposèrent de l’héberger pour la nuit, en lui conseillant toutefois de partir de bon matin afin d’échapper aux sbires de la sorcière. Elle leur raconta sa triste histoire et apprit de leur bouche qu’un puissant sorcier vivait retiré dans les montagnes. Ils lui affirmaient que ce bon sorcier serait la personne la plus apte à lui apporter du secours et des conseils. Le soleil n’était pas encore levé lorsqu’elle pris congé de ses hôtes, ils lui recommandèrent la plus grande prudence et lui indiquèrent le chemin le plus sûr pour arriver jusqu’au sorcier. Ses jambes étaient bien fatiguées quand elle distingua enfin la retraite du vieil homme. Après avoir écouté en silence le récit tragique de la jeune fille, il prit un temps avant de lui dire : 


—Ta mère fut autrefois une fée bienveillante mais il lui est arrivé une malheureuse histoire. Laisse-moi te la raconter. Alors qu’elle était une belle jeune fée, ta mère rencontra un prince qui devait devenir son mari. Quelque temps après, elle te mettait au monde et pour tous les deux ce fut un grand bonheur. Hélas, ce bonheur fut de courte durée, car ton père disparut subitement.  Désespérée, ta mère le chercha sur toute la terre sans jamais pouvoir le retrouver. Elle finit par s’enfermer dans le château d’où tu viens.


Une nuit, alors qu’elle dormait profondément, une araignée monstrueuse remonta des souterrains du château et la piqua. A partir de cet instant ta mère devint l’esclave inconsciente de l’immonde bête. Elle fit sans le savoir tout ce que l’araignée lui demandait.


Ce récit glaça d’effroi la jeune fille qui ressentit soudain un grand amour pour cette mère jusqu’ici détestée. Elle eut soudain le désir irrépressible de la sauver pour lui rendre sa vraie personnalité. Mais comment faire ? Elle ne se connaissait pas de pouvoirs magiques. Le magicien lui apprit que les pouvoirs magiques se travaillaient et il lui offrit de lui apprendre à devenir une fée puissante. L’apprentissage prit du temps et quand il fut parfaitement au point, le vieil homme lui dit qu’il était temps pour elle de partir sauver sa mère.


— Maintenant tu dois retrouver ton père, car lui seul par son amour pourra délivrer son épouse de l’emprise de l’araignée maléfique.
— Comment le reconnaître ? demanda la jeune fille.
— Pour savoir que c’est bien lui, il devra te montrer son anneau de mariage. A l’intérieur de celui-ci, le nom de ta mère est gravé. Surtout, malgré tes grands pouvoirs, méfie-toi de tout le monde surtout des personnes qui te paraîtront les plus aimables.


Le voyage de la jeune fée l’emmena dans des contrées où elle rencontra toutes sortes de gens parfois bizarres et dont elle s’éloigna d’instinct. Elle interrogeait les habitants qu’elle rencontrait en décrivant son père le plus précisément possible car  le magicien le lui avait parfaitement dépeint. Hélas, c’était négatif à chaque fois. Son long périple l’emmena dans le désert où un jour elle croisa un troupeau d’ânes sauvages. Les pauvres bêtes n’avaient pas grand-chose à se mettre sous la dent et elle en fut émue. Jusqu’ici elle n’avait pas eu l’occasion de se servir de sa magie, aussi décida t-elle d’essayer quelque chose. Elle prononça une courte incantation et un gros sac de son apparut à la grande satisfaction des ânes faméliques. Fatiguée, elle se coucha non loin d’eux.


Le lendemain, après une bonne nuit de sommeil, elle se réveilla toute gaie, satisfaite d’avoir grâce à ses dons pu faire plaisir à des êtres vivants. Les ânes avaient disparus pendant la nuit. Elle fit apparaître quelque nourriture cette fois-ci pour elle-même.


—Tu manges de bien bon appétit, entendit-elle dans son dos.


Se retournant, elle eut la surprise de voir l’un des ânes à un mètre d’elle. Cet âne a donc un maître, se dit-elle et elle chercha des yeux autour d’elle.


— Inutile de chercher, c’est moi qui vient de parler, intervint l’âne.
— Je n’ai pas encore eu l’occasion d’entendre un âne parler, mais je sais que cela existe.
— Sauf, lui répondit l’animal, que je ne suis pas tout à fait un âne.
— ???


Il s’assit sur son arrière train et lui raconta qu’il était un prince marié à une merveilleuse fée et qu’une sorcière jalouse de leur bonheur l’avait transformé en un animal ayant la réputation erronée d’être bête et têtu. Il savait, disait-il, que sa bien-aimée l’avait cherché partout de par le monde mais à cette époque il n’avait même pas la possibilité de s’exprimer oralement pour se faire reconnaître. Son cœur en était brisé. Il avait osé aborder la jeune fille lorsqu’il avait compris qu’elle était une gentille fée. L’histoire ne fit qu’un tour dans le cœur de la fée et elle fut très émue en pensant qu’il s’agissait très certainement de son père. Le magicien lui avait recommandé la plus extrême prudence et lui avait parlé de l’anneau de mariage qui serait la preuve irréfutable de l’identité de son père. Elle eut beau inspecter l’âne, elle ne vit aucun anneau sur lui, même pas accroché à son collier. Elle décida de continuer son chemin car, après tout, même si l’histoire paraissait troublante elle n’avait certainement rien à voir avec la sienne. L’animal cependant s’attacha à ses pas.


— Je suis sûr que tu es une fée bienveillante, c’est pourquoi j’aimerais te confier quelque chose de très précieux et que je n’aimerais pas me faire voler. Regarde dans ma bouche, tu y trouveras un anneau d’or avec le nom de mon épouse gravé à l’intérieur. J’aime autant qu’il soit entre tes mains.


Évidemment tout devint clair, et c’est un père et sa fille qui prirent le chemin du retour. La jeune fée assista à la transformation de l’animal en homme après avoir fait quelques incantations, les premières ne donnant aucuns résultats. Les retrouvailles du père et sa fille furent émouvantes. Parvenus aux abords du lac, il fallut trouver une embarcation qui les mènerait jusqu’au château.


— Père, comment vas-tu faire pour que nous ne soyons pas chassés ou faits prisonniers dès que nous essaierons de pénétrer dans le château ?
— Ne te fais aucun souci mon enfant, je sais une mélodie qui redonnera tous ses esprit à ta mère. C’est une mélodie qu’elle m’a appris en m’assurant que quoi qu’il arrive, cet air serait miraculeux.


A peine accostés, la sorcière apparut dans un grand courroux ordonnant à ses hommes de se saisir des intrus mais une douce mélopée s’éleva dans l’air, elle parlait d’amour. La sorcière se transfigura sous les yeux émerveillés du père et sa fille. La sorcière redevenue la plus jolie des fées se jeta éperdue dans les bras de son mari.


La mère et sa fille descendirent toutes deux dans les souterrains et anéantirent la bête. Le miracle de l’amour a du même coup ramené les gens au bord du lac où depuis ce temps la pêche est abondante.


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Extrait du recueil « Les contes d’une rêveuse »
de Elisabeth C.

Le miracle de l’amour

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