






Au nom du Feu sacré
INÉDIT
Sur une terre vivent séparément le peuple masculin du Ciel
et le peuple féminin de la Terre. Tous les....

Petit peuple -
Annuaires partenaires -
Esther Brassac -



Une nuit, alors qu’elle dormait profondément, une araignée monstrueuse remonta des souterrains du château et la piqua. A partir de cet instant ta mère devint l’esclave inconsciente de l’immonde bête. Elle fit sans le savoir tout ce que l’araignée lui demandait.
Ce récit glaça d’effroi la jeune fille qui ressentit soudain un grand amour pour cette mère jusqu’ici détestée. Elle eut soudain le désir irrépressible de la sauver pour lui rendre sa vraie personnalité. Mais comment faire ? Elle ne se connaissait pas de pouvoirs magiques. Le magicien lui apprit que les pouvoirs magiques se travaillaient et il lui offrit de lui apprendre à devenir une fée puissante. L’apprentissage prit du temps et quand il fut parfaitement au point, le vieil homme lui dit qu’il était temps pour elle de partir sauver sa mère.
-
-
-
Le voyage de la jeune fée l’emmena dans des contrées où elle rencontra toutes sortes
de gens parfois bizarres et dont elle s’éloigna d’instinct. Elle interrogeait les
habitants qu’elle rencontrait en décrivant son père le plus précisément possible
car le magicien le lui avait parfaitement dépeint. Hélas, c’était négatif à chaque
fois. Son long périple l’emmena dans le désert où un jour elle croisa un troupeau
d’ânes sauvages. Les pauvres bêtes n’avaient pas grand-
Le lendemain, après une bonne nuit de sommeil, elle se réveilla toute gaie, satisfaite
d’avoir grâce à ses dons pu faire plaisir à des êtres vivants. Les ânes avaient disparus
pendant la nuit. Elle fit apparaître quelque nourriture cette fois-
-
Se retournant, elle eut la surprise de voir l’un des ânes à un mètre d’elle. Cet
âne a donc un maître, se dit-
-
-
-
-
Il s’assit sur son arrière train et lui raconta qu’il était un prince marié à une
merveilleuse fée et qu’une sorcière jalouse de leur bonheur l’avait transformé en
un animal ayant la réputation erronée d’être bête et têtu. Il savait, disait-
-
Évidemment tout devint clair, et c’est un père et sa fille qui prirent le chemin du retour. La jeune fée assista à la transformation de l’animal en homme après avoir fait quelques incantations, les premières ne donnant aucuns résultats. Les retrouvailles du père et sa fille furent émouvantes. Parvenus aux abords du lac, il fallut trouver une embarcation qui les mènerait jusqu’au château.
-
-
A peine accostés, la sorcière apparut dans un grand courroux ordonnant à ses hommes de se saisir des intrus mais une douce mélopée s’éleva dans l’air, elle parlait d’amour. La sorcière se transfigura sous les yeux émerveillés du père et sa fille. La sorcière redevenue la plus jolie des fées se jeta éperdue dans les bras de son mari.
La mère et sa fille descendirent toutes deux dans les souterrains et anéantirent la bête. Le miracle de l’amour a du même coup ramené les gens au bord du lac où depuis ce temps la pêche est abondante.
ans un pays lointain, au beau milieu d’un lac, un château s’élevait au sommet d’un rocher.

Une sorcière vivait là et terrifiait toute la contrée. Elle était entourée de nombreux serviteurs qui la craignaient mais n’osaient pas s’enfuir tant ses pouvoirs étaient grands.
Retirée dans sa chambre, sa fille âgée d’une vingtaine d’année, passait son temps à créer de merveilleuses dentelles en se servant de fils d’araignées qu’elle saupoudrait d’or.
Ses ouvrages constituaient de véritables œuvres d’art et personne au monde ne pouvait faire aussi beau. La région autour du lac s’était vidée de tous les habitants car la sorcière faisait enlever les enfants et les jeunes gens afin de les jeter en pâture à une araignée géante vivant dans les souterrains du château.
Il lui devenait de plus en plus difficile de se procurer la nourriture préférée de l’immonde bestiole puisque l’on ne trouvait plus de jeunes à des kilomètres à la ronde. Les habitants de la contrée devenus de plus en plus méfiants protégeaient leurs enfants avec vigilance. Un jour que les sbires de la sorcière revenaient bredouilles, elle fut prise d’une énorme colère. Elle ne supportait pas de n’avoir rien à donner à manger à son araignée.
-
La jeune fille ne se débattit pas, elle se laissa conduire sans broncher jusqu’au
sacrifice. Les hommes qui l’avaient saisie pour la jeter à l’araignée ne purent s’empêcher
d’être impressionnés par sa bravoure. Discrètement, ils se concertèrent et se mirent
rapidement d’accord pour faire évader leur prisonnière. Ils ne pouvaient pas s’empêcher
de penser qu’étant la fille d’une si puissante sorcière, elle avait certainement
elle aussi des pouvoirs et qu’elle les retournerait peut-
La jeune fille ne demanda pas son reste et nagea sous l’eau jusqu’au rivage puis courut le plus loin possible pour s’en éloigner. Essoufflée, elle se reposa un peu et aperçut une lumière non loin de là. S’en approchant, elle remarqua à l’intérieur d’une cabane, un couple de personnes âgées qui se chauffaient prés d’un âtre. Ces braves gens lui firent bon accueil et lui proposèrent de l’héberger pour la nuit, en lui conseillant toutefois de partir de bon matin afin d’échapper aux sbires de la sorcière. Elle leur raconta sa triste histoire et apprit de leur bouche qu’un puissant sorcier vivait retiré dans les montagnes. Ils lui affirmaient que ce bon sorcier serait la personne la plus apte à lui apporter du secours et des conseils. Le soleil n’était pas encore levé lorsqu’elle pris congé de ses hôtes, ils lui recommandèrent la plus grande prudence et lui indiquèrent le chemin le plus sûr pour arriver jusqu’au sorcier.
Ses jambes étaient bien fatiguées quand elle distingua enfin la retraite du vieil homme. Après avoir écouté en silence le récit tragique de la jeune fille, il prit un temps avant de lui dire :
-
Extrait du recueil « Les contes d’une rêveuse »
de Elisabeth C.