






Au nom du Feu sacré
INÉDIT
Sur une terre vivent séparément le peuple masculin du Ciel
et le peuple féminin de la Terre. Tous les....

Petit peuple -
Annuaires partenaires -
Esther Brassac -



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Bouton d’or se cala bien confortablement sur le vaste dos de son ami, et tous deux partirent pour un long voyage. Quel plaisir pour la jeune fée de découvrir tant et tant de paysages merveilleux. De temps à autre, ils étaient accompagnés par des canards ou des oies sauvages, bien contents de faire un bout de route en compagnie de personnages aussi prestigieux.
Enfin, un jour, ils arrivèrent en vue de l’école de dragons. Leur arrivée fut passablement remarquée. L’accueil chaleureux leur apporta un grand réconfort après un aussi long périple. Les professeurs et le directeur se dirent très honorés de recevoir dans leurs murs un aussi prestigieux personnage que Claudius, ses exploits étaient connus de tous. Le vieux dragon n’eut même pas à proposer ses services car on le pria avec beaucoup d’insistance de bien vouloir faire partager sa longue expérience à tous les jeunots de l’école. Il fit quand même semblant d’hésiter et demanda à réfléchir. Son acceptation déclencha un tonnerre de hourras.
Bouton d’or était aux anges. On la pria aussi de demeurer dans les murs de l’école, les professeurs se réjouissant d’avoir parmi eux une véritable fée.
Après avoir commencé ses cours, Claudius eut une longue conversation avec son amie. Il lui expliqua que la méchante fée qui lui avait jeté ce sort méritait au moins une leçon. En bavardant avec ses élèves, il avait appris que dans la forêt avoisinante ils avaient rencontré un groupe de fées pour le moins inamicales. La description qu’ils lui avaient faite de l’une d’entre elle correspondait point par point à ce que lui avait dit Bouton d’or. On était certainement en présence de Mangalfyonne, l’ennemie numéro un de la petite fée.
Les dragons étaient dotés de pouvoir plus puissants que ceux des fées, aussi était-
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Cette idée tourna dans la tête de la jeune fée et elle mit au point un sort qui donnerait à réfléchir à cette vilaine personne.
Un matin, alors qu’il faisait encore sombre dans la forêt, Bouton d’or bien dissimulée derrière un buisson, appela la méchante fée. Celle ci sortit de son logis et chercha autour d’elle qui pouvait l’appeler ainsi par son nom.
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Alors, la méchante fée se mit à grandir, grandir, grandir, jusqu’à ce que sa tête se perde dans le feuillage des arbres les plus élevés de la forêt. Coincée entre les troncs qui s’étaient rapprochés et dans les branches enchevêtrées, Mangalfyonne eut beau se démener, elle resta prisonnière.
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Bouton d’or resta petite mais ne le regretta pas, car cela lui permettait de venir en aide aux êtres les plus minuscules de cette terre et de toute façon, elle demeurait l’amie appréciée des valeureux dragons chez qui elle vivrait jusqu’à la fin de ses jours pour la plus grande joie de Claudius.
ans les ruines d’un ancien château, vivait depuis peu un très vieux dragon.

Il avait été autrefois un combattant téméraire et respecté. L’âge venant, ses exploits se raréfiaient et il se sentait devenir une charge pour ses congénères encore jeunes.
C’est lui-
Les jours n’en finissaient pas de s’ajouter les uns aux autres et notre dragon commença à trouver qu’il n’était pas facile de vivre sans la compagnie des autres.
Il chercha bien à entamer la conversation avec quelques marmottes ou lièvres de passage
mais ceux-
Un matin, alors qu’il émergeait de ses brumes nocturnes, son œil se posa sur une
minuscule personne assise sur une pierre non loin de lui. Elle se tenait la tête
dans les mains en proie semblait-
La toute petite personne le regarda sans la moindre crainte et finit par lui sourire. Ce sourire fut pour le vieux dragon esseulé, un merveilleux rayon de soleil. Chacun se présenta et Claudius, le dragon, apprit de la bouche de la jeune fille qu’elle était une fée sortant tout juste de l’école des fées. Sa taille minuscule et objet de sa détresse, était due à la jalousie tenace d’une consoeur qui se croyant la plus belle et la puissante de toutes les élèves, avait réduit la taille de la jolie Bouton d’or afin de lui ôter toute chance de la surpasser.
Hélas, il ne fut pas possible à Bouton d’or de se mêler aux autres fées car la plupart
du temps on ne la voyait même pas. Sa hauteur ne dépassait pas les dix centimètres.
Une si petite taille ne fait pas très sérieux lorsqu’on veut se faire respecter.
Claudius, le dragon sentit monter en lui un sentiment paternel et il se promit de
tout faire pour rendre à sa fée le respect et l’amour d’elle-
Pendant plusieurs jours ils bavardèrent à bâtons rompus, jusqu’à n’avoir plus de secrets l’un pour l’autre. Bouton d’or ayant appris qu’il existait loin d’ici une école de dragons, suggéra à Claudius d’en devenir un des professeurs. Sa grande expérience et ses nombreuses victoires seraient riches d’enseignement pour toute cette jeunesse. Claudius trouva l’idée intéressante mais avança qu’il n’était pas certain d’être en mesure de parcourir un aussi long chemin.
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Extrait du recueil « Les contes d’une rêveuse »
de Elisabeth C.