






Au nom du Feu sacré
INÉDIT
Sur une terre vivent séparément le peuple masculin du Ciel
et le peuple féminin de la Terre. Tous les....

Petit peuple -
Annuaires partenaires -
Esther Brassac -



La nuit tomba et Algorinthe était allé se coucher, Holyphène préférait rester dehors à contempler la pleine lune. On aurait même dit qu’il entretenait une conversation avec elle. D’un seul coup, alors que le ciel semblait parfaitement dégagé, la lune se cacha totalement et la nuit devint beaucoup plus noire. On entendit un léger bruit d’ailes et Oléandre disparut au loin sans que l’on puisse le voir.
Le lendemain matin, tout là-
Les dragons crachèrent des flammes puissantes en direction de l’armée royale et contrairement à ce que l’on attendait, ces flammes ne firent que paralyser les soldats. Le chef de cette immense armée se posa près d’Holyphène et lui demanda ce qu’il pouvait faire d’autre pour lui être utile.
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Cela dit, Oléandre grimpa dans le sac à dos et tous deux se dirigèrent vers le château.
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Holyphène parvint rapidement aux portes du château. Effectivement, une multitude d’elfes munis de dards très longs se rua dans sa direction. Sortant de son étui une épée à double tranchant, le jeune homme la pointa vers les elfes qui instantanément se posèrent sur le sol comme si l’ordre leur en avait été donné. Toute agressivité semblait avoir disparu de leur personne.
Le roi sortit de son château et faillit tomber à la renverse en apercevant Holyphène.
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Pendant qu’il parlait un brouhaha commença couvrir ses paroles.
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Cependant, des soldats sortis des rangs se saisirent du faux roi Malonne et malgré ses cris de protestation le jetèrent dans les oubliettes du château.
Le vrai roi fut porté en triomphe sur son trône et les austriens libérés de toutes leurs chaînes. Les jeunes filles prisonnières retrouvèrent leur liberté et leur famille.
Quelques jours plus tard, on fêta le couronnement du roi Holyphène qui se révéla être un aussi bon monarque que l’avait été son père.
’Austrie était un pays où les forêts occupaient une grande surface.

Le roi Malonne régnait en despote sur les habitants et vivait dans un château au sommet d’une colline. Il s’était entouré d’une puissante armée dont les soldats le craignaient et le détestaient à la fois.
Ce roi cupide se saisissait des plus jolies jeunes filles de son peuple et les enfermait pour en faire ses concubines ou parfois de simples servantes au service de ses nombreux enfants. Dans ce royaume la liberté n’existait pas et les austriens avaient souvent eu des idées de révoltes mais elles étaient aussitôt réprimées par les soldats du roi.
Depuis quelques temps, le roi avait décidé d’imposer aux sujets de son royaume un sévère contrôle des naissances. En effet, il souhaitait réduire le nombre de garçons afin d’éviter la levée d’une armée de dissidents dans les années à venir.
Toutes les fois qu’une femme était sur le point de donner naissance à un enfant, des agents secrets la surveillaient dans le but d’exterminer tous les garçons qui verraient le jour. Une grande détresse s’était abattue sur le village. Les femmes enceintes essayaient de se cacher mais la surveillance était trop présente, aucune d’entre elles n’avait pu échapper à ces bourreaux.
Algorinthe vivait à l’écart des autres dans une grotte en compagnie de son dragon, Galéa. Il se souvenait des jours heureux sous le règne du précédent roi et avait tout de suite compris que son fils, Malonne serait l’opposé de son père. Ce fils élevé au loin était arrivé sur le trône quelques jours seulement après le décès de son père. Aussitôt, ce tyran avait fait preuve de cruauté et de débauche au grand désespoir de ses sujets.
L’armée encerclait le village rendant impossible toute demande de secours à l extérieur. Personne ne pouvait sortir et personne ne pouvait entrer en Austrie. Cependant, un matin, Algorinthe eut l’incroyable surprise de voir émerger un homme de sa propre grotte. Il portait un sac sur le dos d’où sortait la tête d’un dragon miniature.
Les présentations furent vite faites. L’homme était un voyageur qui cheminait depuis de longs mois et qui s’était engouffré dans un souterrain pour échapper à un violent orage. Poursuivant sa route souterraine, il avait aperçu la lumière du jour et était sorti sous le nez d’Algorinthe.
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Il se prénommait, Holyphène et son dragon, Oléandre.
Algorinthe lui proposa de rester chez lui quelques jours afin de prendre un peu de repos. La proposition fut acceptée avec joie.
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Il lui raconta toutes les misères endurées par ce pauvre peuple et n’oublia pas non plus de lui parler du regretté roi que les austriens avaient tant aimé. Holyphène réfléchit longuement en silence et murmura quelque chose à l’oreille de son dragon.
Extrait du recueil « Les contes d’une rêveuse »
de Elisabeth C.