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L’Austrie était un pays où les forêts occupaient une grande surface. Le roi Malonne régnait en despote sur les habitants et vivait dans un château au sommet d’une colline. Il s’était entouré d’une puissante armée dont les soldats le craignaient et le détestaient à la fois.


Ce roi cupide se saisissait des plus jolies jeunes filles de son peuple et les enfermait pour en faire ses concubines ou parfois de simples servantes au service de ses nombreux enfants. Dans ce royaume la liberté n’existait pas et les austriens avaient souvent eu des idées de révoltes mais elles étaient aussitôt réprimées par les soldats du roi.


Depuis quelques temps, le roi avait décidé d’imposer aux sujets de son royaume un sévère contrôle des naissances. En effet, il souhaitait réduire le nombre de garçons afin d’éviter la levée d’une armée de dissidents dans les années à venir.


Toutes les fois qu’une femme était sur le point de donner naissance à un enfant, des agents secrets la surveillaient dans le but d’exterminer tous les garçons qui verraient le jour. Une grande détresse s’était abattue sur le village. Les femmes enceintes essayaient de se cacher mais la surveillance était trop présente, aucune d’entre elles n’avait pu échapper à ces bourreaux.


Algorinthe vivait à l’écart des autres dans une grotte en compagnie de son dragon, Galéa. Il se souvenait des jours heureux sous le règne du précédent roi et avait tout de suite compris que son fils, Malonne serait l’opposé de son père. Ce fils élevé au loin était arrivé sur le trône quelques jours seulement après le décès de son père. Aussitôt, ce tyran avait fait preuve de cruauté et de débauche au grand désespoir de ses sujets.


L’armée encerclait le village rendant impossible toute demande de secours à l extérieur. Personne ne pouvait sortir et personne ne pouvait entrer en Austrie. Cependant, un matin, Algorinthe eut l’incroyable surprise de voir émerger un homme de sa propre grotte. Il portait un sac sur le dos d’où sortait la tête d’un dragon miniature.


Les présentations furent vite faites. L’homme était un voyageur qui cheminait depuis de longs mois et qui s’était engouffré dans un souterrain pour échapper à un violent orage. Poursuivant sa route souterraine, il avait aperçu la lumière du jour et était sorti sous le nez d’Algorinthe.


— J
e ne suis pas mécontent de revoir le jour, dit-il.


Il se prénommait, Holyphène et son dragon, Oléandre.


Algorinthe lui proposa de rester chez lui quelques jours afin de prendre un peu de repos. La proposition fut acceptée avec joie.

— Si vous n’étiez pas entré dans ce souterrain, nous n’aurions pas eu le plaisir de faire connaissance, lui annonça t-il. L’armée ne laisse personne entrer chez nous, poursuivit-il.


Il lui raconta toutes les misères endurées par ce pauvre peuple et n’oublia pas non plus de lui parler du regretté roi que les austriens avaient tant aimé. Holyphène réfléchit longuement en silence et murmura quelque chose à l’oreille de son dragon.


La nuit tomba et Algorinthe était allé se coucher, Holyphène préférait rester dehors à contempler la pleine lune. On aurait même dit qu’il entretenait une conversation avec elle. D’un seul coup, alors que le ciel semblait parfaitement dégagé, la lune se cacha totalement et la nuit devint beaucoup plus noire. On entendit un léger bruit d’ailes et Oléandre disparut au loin sans que l’on puisse le voir.


Le lendemain matin, tout là-bas à l’horizon un nuage noir s’avança vers le village. Rapidement, ce nuage se révéla être une myriade de dragons ailés fondants sur l’Austrie. Alarmés, les soldats  bandèrent leurs arcs et lancèrent des milliers de flèches qui retombèrent sans avoir atteint leurs cibles.  


Les dragons crachèrent des flammes puissantes en direction de l’armée royale et contrairement à ce que l’on attendait, ces flammes ne firent que paralyser les soldats. Le chef de cette immense armée se posa près d’Holyphène et lui demanda ce qu’il pouvait faire d’autre pour lui être utile.

— Pour l’instant, j’aimerais que ton armée se contente de surveiller les soldats du roi puis tu feras passer le message suivant... et Holyphène murmura quelque chose à l’oreille du chef des dragons. C’est à moi d’agir maintenant.


Cela dit, Oléandre grimpa dans le sac à dos et tous deux se dirigèrent vers le château.

— Vous êtes bien imprudent mon ami d’aller seul à la rencontre de ce roi cupide, il ne vous laissera pas s’approcher de lui et ses elfes piqueurs auront tôt fait de vous jeter dans ses geôles s’ils ne vous ont pas déjà anéanti, leur dard est mortel à moins d’avoir une carapace épaisse.
— Cher Algorinthe, ne craignez rien, j’ai bien mieux qu’une carapace. Allons en découdre avec ce roi fantoche !


Holyphène parvint rapidement aux portes du château. Effectivement, une multitude d’elfes munis de dards très longs se rua dans sa direction. Sortant de son étui une épée à double tranchant, le jeune homme la pointa vers les elfes qui instantanément se posèrent sur le sol comme si l’ordre leur en avait été donné. Toute agressivité semblait avoir disparu de leur personne.


Le roi sortit de son château et faillit tomber à la renverse en apercevant Holyphène.

— Enfin je te retrouve sacripant, cria presque Holyphène. Tu croyais bien m’avoir laissé pour mort il y a quinze ans ! Heureusement, de braves gens m’ont soigné et recueilli jusqu’à ce que je devienne un homme.
— Maintenant tu ne peux rien contre moi, ricana Malonne, car ici c’est moi le roi et mon armée m’est toute dévouée.
— Toute dévouée, c’est ce que nous verrons ! Toi, mon serviteur tu t’es fait passer pour moi et comme je n’étais encore qu’un enfant il ne t’a pas été difficile de me battre à mort d’autant plus qu’à cette époque  je n’avais encore aucun pouvoir pour me défendre. Heureusement que mon bien aimé père n’a jamais su qu’un usurpateur avait pris ma place sur son trône.


Pendant qu’il parlait un brouhaha commença couvrir ses paroles.


— T
u feras moins le fier dans un instant mon cher, car voici ma puissante armée venue pour te neutraliser, je suis son roi, elle n’obéit qu’à moi.


Cependant, des soldats sortis des rangs se saisirent du faux roi Malonne et malgré ses cris de protestation le jetèrent dans les oubliettes du château.


Le vrai roi fut porté en triomphe sur son trône et les austriens libérés de toutes leurs chaînes. Les jeunes filles prisonnières retrouvèrent leur liberté et leur famille.


Quelques jours plus tard, on fêta le couronnement du roi Holyphène qui se révéla être un aussi bon monarque que l’avait été son père.


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Extrait du recueil « Les contes d’une rêveuse »
de Elisabeth C.

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