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Nicolas Flamel,
un grand alchimiste
Nicolas Flamel est considéré comme le découvreur de la pierre philosophale. Son
épouse, nommée Pernelle, l’assistait dans toutes ses recherches.
De nombreuses histoires racontent qu’il aurait donné de grosses sommes d’argent à
des oeuvres de bienfaisance à partir du moment où il fut capable de fabriquer de
l’or et devint riche.
C’est en 1357 que naquit son intérêt pour l’alchimie grâce à l’acquisition d’un antique
ouvrage traitant de la transmutation des métaux en or. Durant de longues années,
il chercha à percer le mystère des informations et des illustrations ténébreuses
de ce livre, sans succès. Finalement, il put rencontrer un érudit juif du nom de
Maître Canches, dont les grandes connaissances dans les secrets de la Cabale lui
permirent enfin de découvrir le sens profond de cet ouvrage.
Au bout de trois longues années de labeur, Nicolas Flamel parvint à réaliser sa première
transmutation d’un vulgaire métal en or. C’est tout au moins ce qu’il écrivit dans
son journal.
Cependant, il se garda bien d’ébruiter son succès préférant faire preuve de la plus
grande discrétion à ce sujet.

La légende prétend qu’en plus de posséder la connaissance de la transmutation des
métaux, il aurait également découvert le secret de l’immortalité.
Il aurait donc orchestré le décès de son épouse, remplaçant son corps par un tronc
d’arbre bien avant de procéder de la même manière pour sa propre mort.
Des personnes jurèrent l’avoir rencontré longtemps après son décès supposé.
Jusque dans la première moitié du XVIIIème siècle, on pouvait admirer à Paris, au
cimetière des Saints-Innocents, un arc dont la surface était décorée d’une multitude
de peintures, l’ensemble de la construction ayant été réalisé sur les instructions
de Nicolas Flamel. Il s’était lui-même mis en scène au milieu de représentations
symboliques et ésotériques en rapport avec l’alchimie.