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Paracelse,
alchimiste de renom
Philippus Aureolus Théophrastus Bombastus von Hohenheim, nommé plus simplement Paracelse,
est né le 10 novembre 1493 à Einsiedeln en Suisse.
Ce médecin philosophe fut avant tout un mage dans le sens le plus noble du terme
et l’un des alchimistes les plus connus de son époque.
Ses connaissances en chimie et sa manière d’aborder les expériences en font l’un
des grands « scientifiques » du Xvème siècle.
C’est son père, médecin lui aussi, qui lui enseigna les bases de l’alchimie dès son
plus jeune âge. Vers l’âge de 16 ans, Paracelse étudia à l’université de Bâle puis
à l’école des mines de Sigismond Fugger qui était lui aussi un grand alchimiste.
Plus tard, il voyagea dans toute l’Europe pour rentrer finalement en Suisse et s’installer
comme médecin à Bâle. Mais sa conception de la science était bien trop différente
de celle de ses confrères et il fut rapidement mis au ban de la société malgré ses
succès médicaux. Il quitta la ville et voyagea pratiquement durant tout le restant
de son existence.

Il considérait que Galien et Avicenne, médecins admirés et montrés en exemples par
le monde médical dans son ensemble, n’étaient que des ignorants dont les connaissances
étaient non seulement dépassées mais aussi totalement fausses.
L’alchimie était pour lui, non un moyen de fabriquer de l’or, ce qu’il trouvait sans
intérêt, mais une façon de découvrir de nouveaux remèdes et de mieux comprendre leurs
vertus. Il fut à l’origine de l’utilisation de médications faites à partir de substances
chimiques. En effet, les médecins de l’époque se servaient principalement de végétaux
pour soigner les malades. Cette nouvelle manière de concevoir la médecine était donc
révolutionnaire.
Certains médecins, impressionnés par ses résultats, suivirent son exemple et associèrent
la pratique de l’alchimie à celle de la médecine.
Paracelse était considéré comme étant le fondateur de la chimie médicale mais aussi
comme celui de l’alchimie mystique puisqu’il avait réussi à détourner certains alchimistes
de leur désir de fabriquer de l’or pour se consacrer à des recherches plus enrichissantes
sur le plan spirituel.
Il mourut à Salzbourg le 23 septembre 1541 et est enterré dans le cimetière de Saint
Sébastien.