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Informations
sur le roi Arthur
Époque merveilleuse que celle du roi Arthur, une ère de prospérité, de féerie où
les humains côtoient les fées et les magiciens, où l’amour courtois règne en maître
et où le courage des chevaliers le dispute à leur sens de l’honneur irréprochable.
Mais qui était Arthur ? Difficile de démêler le mystère entre les légendes qui en
font un souverain exemplaire et la réalité qui le qualifie de « dux bellorum », c’est-à-dire
« chef des batailles ».
Il arrive pourtant que le roi Arthur soit présenté dans certaines histoires sous
un jour moins favorable et même comme un tyran. Ce qui est sûr, c’est que ses aventures
eurent beaucoup de succès dès le Moyen-Âge et furent traduites dans de nombreuses
langues. Des fêtes et des tournois eurent pour thématique les légendes arthuriennes.
Le château de Camelot semble, quant à lui, être une pure invention mais la fameuse
Table Ronde est cependant toujours visible au château de Winchester, bien qu’il y
ait de fortes chances pour qu’elle ait été fabriquée à une époque bien plus tardive
que celle d’Arthur.
Le roi Arthur tel que nous le connaissons est un savant mélange entre les différentes
histoires qui ont été imaginées par des auteurs créatifs et le véritable Arthur.
Les monarques anglais érigèrent le roi Arthur en modèle à suivre et les Tudors allèrent
plus loin encore puisqu’ils firent remonter leur généalogie jusqu’à lui.
La naissance légendaire d’Arthur par Iguerne et Uther Pendragon témoigne de la rouerie
de ce dernier. Follement épris de la jeune femme mariée au duc Gorlois de Cornouilles,
Uther demande son aide à Merlin qui lui suggère d’éloigner le mari indésirable puis
lui donne l’apparence de celui-ci grâce à un enchantement. Sous les traits du duc,
il pénètre dans le château fortifié et passe la nuit avec la duchesse. Neuf mois
plus tard, naît Arthur qui sera confié aux bons soins de Merlin bien que son père
et sa mère se soient mariés entre temps.
L’enfance d’Arthur reste ignorée par les auteurs du Moyen-Âge et ce n’est que plus
tard, avec entre autres Thomas Malory, que des détails seront donnés sur cette période
de la vie du roi breton.
Camlann est la dernière bataille à laquelle Arthur participa et où il trouva la mort.
Cependant, son décès n’est pas avéré et une légende prétend qu’il n’était que blessé
et qu’il fut emmené sur l’île d’Avalon par la fée Morgane. Certains pensent qu’il
reviendra un jour. Bien que cela ne soit pas vraiment en accord avec cette tradition,
la tombe du roi Arthur fut localisée à Glastonbury par les moines de l’abbaye à la
fin du XIIème siècle. En plus des ossements d’un homme de grande taille, ils trouvèrent
également une croix sur laquelle étaient écrits les mots suivants :
Ci-gît le célèbre roi Arthur sur l’île d’Avalon
Le mythique roi Arthur était un chrétien aux ascendances celtes et romaines. Dès
le Moyen-Âge, c’est la légende qui prend le pas sur l’histoire réelle et Arthur devient
l’un des Neuf Preux illustres par leur mérite au côté de Charlemagne et de Godefroy
de Bouillon.
Roi de Bretagne, comprenez la Grande-Bretagne actuelle, il aurait régné durant le
Vème siècle après J.C., bien que les historiens qui cautionnent son existence ne
soient pas tous d’accord sur ce point.
En revanche, l’Arthur historique serait un chef de guerre qui aurait combattu les
Saxons installés en Grande-Bretagne contre la volonté des bretons. Mercenaires appelés
par ces derniers, ils auraient finalement colonisé le peuple qu’ils étaient venus
secourir.
Pour certains historiens du XXème siècle, l’Arthur historique était un officier romain,
pour d’autres il était Duc de Bretagne. L’un d’eux, Leslie Alcock, a même affirmé
que les batailles de Badon et de Camlann ont réellement eu lieu.

Les auteurs qui narrent les aventures du roi Arthur sont nombreux et chacun a donné
sa propre version des « faits ».
On peut ainsi citer :
Geoffroi de Monmouth : il écrivit « l’histoire des rois de Bretagne » au XIIème siècle,
Wace : poète normand, il écrivit le « Roman de Brut » en 1155 et il fait état des
chevaliers de la Table Ronde pour la première fois,
Wolfram Eschenbach : soldat originaire de Bavière, il écrivit « Parzifal » en 1210
et mit l’accent sur le romantisme de la chevalerie,
Chrétien de Troyes : poète français du XIIème siècle, il écrivit les premiers véritables
romans et est l’auteur de nombreux ouvrages tels que « Perceval ou le conte du Graal »,
« Erec et Enide », « Lancelot », etc...
Sir Thomas Malory : il écrivit au XVème siècle une oeuvre considérée comme étant
la plus achevée « La Morte Arthur »,
Edmond Spencer (XVIème siècle), Alfred Tennyson (XIXème siècle), Sir Walter Scott
(XIXème siècle), etc...
Mais qu’importe puisqu’il serait immortel...
Où est la vérité ? Et est-il bien utile de la connaître ? Le mythe arthurien renferme
un symbole cher au coeur de bien des rêveurs : n’est-ce finalement pas le plus important
?