CHRONIQUE DE :

Relié
Editeur :
Le Pré aux Clercs
(19 février 2009)
En prenant cet ouvrage en main, le lecteur constatera que chaque détail est soigné : couverture imitant le cuir, ornée de motifs dorés, tranches latérales des pages usées et irrégulières comme l’étaient les livres d’autrefois.
La préface narre la manière dont Edouard Brasey découvrit ce grimoire chez un bouquiniste
d’Amsterdam écrit, semble-
La première partie de ce gros ouvrage est consacrée à la présence des vampires dans le monde, leur origine avec Lilith et quelques autres mythes de déesses et créatures femelles (stryges, empuses, larves, lémures) qui seraient à la base de leur naissance. L’auteur explique comment les vampires féminins devinrent des vampires masculins par l’examen de leur origine à travers diverses entités (cadavres sanguisugus, daugrs scandinaves, mâcheurs de suaires, appesarts et cauchemars). Puis sont étudiés les vampires du 18ème siècle qui furent particulièrement actifs à cette époque et les raisons qui peuvent expliquer cette recrudescence.
La deuxième partie s’intéresse à la physiologie des vampires et à quelques caractéristiques vraiment étranges de ces êtres de l’ombre : retour après le décès et détails de la veillée funèbre destinée à l’empêcher, les pratiques de nécromancie et leur impact sur la venue des vampires, les signes qui permettent de savoir s’il y a infestation de vampires, les différentes façons pour qu’un mort se transforme en vampire, les signes physiques qui en sont les symptômes, les effets psychologiques qu’ils provoquent sur leurs victimes (avec un tableau récapitulatif), une classification des vampires par genre (vârcolac, vourdalak, oupire, obour, nosferatus, murony, liderc, kallikantzaros, broucolaque). La chasse aux vampires est également évoquée avec des détails sur les lieux de prédilection des vampires, les armes nécessaires pour les tuer et les heures favorables pour cela (avec là encore un tableau récapitulatif).
La troisième partie se penche sur la psychopathologie des vampires et plus particulièrement sur les pouvoirs qu’a la Lune sur leur comportement ainsi que les répercussions qu’elle peut avoir sur les humains, mais aussi sur le phénomène des personnes atteintes de lycanthropie et la sexualité des vampires.
Chacune de ces trois parties est divisée en de nombreux chapitres et jalonnée d’histoires de vampires et d’extraits de textes plus ou moins longs d’auteurs connus dont certains viennent démentir avec fermeté l’existence des vampires.
La dernière section de l’ouvrage est entièrement consacrée aux vampires dans la littérature, avec des nouvelles et quelques autres extraits tels que :
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Près de 90 gravures en noir et blanc, des frises, lettrines et petits motifs de vampires illustrent cet ouvrage qui se lit avec plaisir et presque d’une traite. Il constitue un large panorama du vampirisme dans l’histoire et la littérature, ce qui permet au lecteur de mieux appréhender ce phénomène à travers les âges.
© Chronique de Esther Brassac, mars 2009